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Assurance Décès Invalidité |
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Bien que cela ne soit pas une obligation légale, les banques en France exigent toujours la couverture des risques décès - invalidité - incapacité, alors que l’assurance chômage ou perte d’emploi n’est qu’optionnelle. L’assurance protège d’abord la banque (qui est le bénéficiaire du contrat), mais elle est également un élément clef de protection pour vous et pour votre famille. Elle préserve vos chances de conserver le bien que vous avez acheté dans le cadre de votre opération de défiscalisation en cas de perte brutale de revenus à la suite d’invalidité ou d’incapacité. Elle évite aussi de transmettre la dette à vos héritiers en cas de décès. Sachez que les contrats d’assurance ne sont pas réglementés et que le contenu des garanties peut varier fortement d’un établissement à l’autre. Ceci est en particulier le cas dans l’assurance des risques invalidité et incapacité de travail.
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Vous pouvez être assuré si vous êtes emprunteur , co-emprunteur ou caution d’un prêt immobilier qu’il concerne une résidence principale ou secondaire ou un investissement défiscalisant, ou associé d’une SCI. La couverture des risques dépend de votre âge et de votre situation professionnelle. L’âge limite d’admission pour pouvoir bénéficier de l’ensemble des garanties varie selon les contrats de 58 à 70 ans, avec dans la majorité des cas une limite fixée à 65 ans. Au-delà de cet âge limite, vous ne serez admis que pour une garantie décès. Certains contrats prévoient une date limite d’admission spécifique pour le risque invalidité et incapacité. L’âge limite de couverture, c’est-à-dire l’âge auquel cesse la garantie, est en général le même que l’âge limite d’admission, même s’il est parfois augmenté de 5 ans. Si vous avez dépassé l’âge limite d’admission, ou si vous souhaitez prolonger l’âge limite de couverture, beaucoup de contrats offrent une formule « Senior » qui vous permettra d’être accepté jusqu’à 70 ou 75 ans. Cependant, elle ne vous couvrira que pour le risque décès, aura un coût supérieur à celui des contrats standard, et ses modalités varient fortement d’un établissement à l’autre. Attention: beaucoup de contrats réservent la couverture des risques incapacité de travail et invalidité aux personnes actives. Si vous souhaitez être couvert alors que vous n’avez pas d’activité professionnelle (mère de famille au foyer par exemple), ou dans le cas ou vous cesseriez de travailler avant que votre prêt ne soit remboursé (que vous soyez chômeur ou rentier), analysez soigneusement les contrats proposés, seuls certains d’entre eux vous assurent pour les risques incapacité et invalidité. Si vous êtes retraité ou pré-retraité (au-delà de 55 ans en général) sans activité complémentaire rémunérée à la date d’adhésion, vous ne pourrez bénéficier que de la garantie décès. A noter que l’arrivée à l’âge de la retraite pour des personnes déjà assurées entraîne la cessation des garanties et prestations incapacité et invalidité. |
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La mise en place d’une assurance décès invalidité est donc obligatoire pour obtenir un prêt afin d’acquérir une résidence principale, secondaire ou de l’immobilier locatif défiscalisant, car c’est la compagnie d’assurance qui va rembourser le prêt en cas de décès ou d’invalidité de l’emprunteur. Dans le cas ou il n’y a qu’un seul emprunteur, la situation est simple, l’assurance couvre cet emprunteur unique. Dans le cas où il y a deux emprunteurs, l’assurance peut couvrir séparément chacun des emprunteurs. On appelle la quotité d’assurance la répartition de la couverture entre les emprunteurs. Les banques demandent en général à ce que cette répartition prenne en compte les revenus de chacun d’entre eux, et leur contribution au remboursement du prêt. Exemple : si l’un des emprunteurs a une quotité d’assurance de 60 % (ses revenus représentent 60 % des revenus du ménage), en cas de décès du conjoint qui représente 60 % des revenus, l’assurance prend en charge 60 % des mensualités. Le conjoint survivant continuera à rembourser 40 % des mensualités qu’il remboursait précédemment. Le choix des quotités d’assurance est donc en général fixé en proportion des revenus de chacun des emprunteurs, le total des quotités devant obligatoirement être égal au minimum à 100 %.En cas de décès, on notera que le conjoint survivant risque de se trouver dans une situation financière plus difficile. La perte de revenus du ménage diminue le montant de revenu disponible après paiement des mensualités. Les autres frais courants (taxe d’habitation, entretien de la voiture, frais de la maison...) ne diminueront pas, et il sera donc probablement plus difficile de faire face aux échéances. Il est donc conseillé d’envisager un total de quotité supérieur à 100 % pour compenser cette perte de revenu. On pourra ainsi choisir une quotité de 80 % sur la tête du conjoint qui représente 60 % des revenus et 40 % pour le conjoint qui représente 40 % des revenus. En cas de décès, le conjoint survivant devra rembourser seulement 20 % des mensualités et son pouvoir d’achat sera alors mieux préservé. On peut également choisir d’assurer chacune des têtes à 100 %, pour protéger totalement son conjoint. En cas de décès ou d’invalidité de l’un des conjoints, la compagnie d’assurance rembourse alors 100 % du capital restant dû à la banque. Cette couverture importante entraînera des frais significatifs, puisque dans ce cas les primes d’assurance sont doublées. Ne choisissez pas cette formule si vous êtes déjà bien couvert par une assurance décès/invalidité. Le calcul des quotités appropriées Pour comprendre l’importance d’une assurance décès invalidité et comment peut s’effectuer le calcul de la quotité d’assurance, nous allons prendre pour exemple un couple ayant des revenus totaux annuels de 55 000 € : le mari gagne 35 000 € nets par an (64 % des revenus) et la femme gagne 20 000 € nets par an (36 % des revenus). Le tableau ci-après représente la situation de famille de ce couple et le taux d’endettement si l’un ou l’autre des conjoints décède. |
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Nous constatons dans cet exemple que, si la femme décède, le ménage perd 20 000 € de revenus annuels. En cas de décès du mari, le ménage perd 35 000 € de revenus annuels. Dans les deux cas, le conjoint survivant devra assumer seul le remboursement, ce qui entraînera un endettement trop important. La banque exigera donc que ce couple prenne une quotité d’assurance minimum de 60 % pour le mari et 40 % pour la femme. En cas de décès du mari, l’assurance prenant en charge 60 % des mensualités, le conjoint survivant n’aura donc qu’à rembourser 40 % des mensualités. |
| Les risques suivants peuvent être garantis : |
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1 - Le contrat de groupe :
Les contrats de groupe ont les caractéristiques suivantes :
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2 - La délégation d’assurance
Vous pouvez avoir intérêt dans ces deux cas à négocier avec la banque qui vous accordera le prêt le transfert à son profit de ces garanties. C’est ce que l’on appelle la « délégation d’assurance ». En pratique, la délégation d’assurance est plutôt utilisée dans le cas n°2 (mauvais risque) que dans le cas n°1 (très bon risque), car les compagnies d’assurance cherchent précisément à diminuer leur risque moyen en gardant les bons risques et en éliminant les mauvais. La procédure de délégation d’assurance comporte cependant certains risques pour les banques et elles peuvent refuser d’être couvertes par un assureur externe. Elles ne donneront leur accord qu’après un examen approfondi des clauses du contrat proposé, et de la qualité des garanties offertes. Les banques d’autre part n’aiment pas cette démarche car elle les prive d’une commission versée par les compagnies d’assurance avec lesquelles elles ont négocié un contrat groupe. |
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En matière d’assurance décès - invalidité - incapacité, le montant de la prime d’assurance est fixé pour toute la durée du prêt et ne peut faire l’objet d’aucun ajustement, à la différence des primes payées sur certains contrats d’assurance perte d’emploi qui peuvent varier en cours de contrat. La présentation du montant varie selon les établissements, ce qui rend les comparaisons difficiles. Le coût peut être présenté en taux mensuel ou en taux annuel, en pourcentage du montant à assurer ou en € par mois pour 1 500 € empruntés. L’assiette de paiement, c’est à dire la base sur laquelle est calculé le taux, peut également être soit le capital emprunté, soit le capital restant dû. La seule comparaison possible de coût reste celle de l’incidence sur le taux effectif global du prêt (TEG), que toutes les banques doivent vous communiquer en même temps que l’offre de prêt proprement dite. Son poids varie de 0,20 % pour les contrats les plus économiques à 0,65 % pour les plus chers. Les banques ont l’obligation de faire apparaître dans leur offre de prêt le coût total de l’assurance et le montant des mensualités d’assurance. Vous avez ainsi la possibilité de comparer directement le coût total des contrats. Cette méthode ne prend pas en compte les échéances de paiement mais elle a l’avantage de la simplicité ! |
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