Trois dispositions actuelles ou futures encadrent le processus de construction.
Les réglementations de performance énergétique pour les bâtiments neufs et parties nouvelles de bâtiments

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Type de chauffage |
Zone climatique (*) |
Consommation conventionnelle pour le chauffage, le refroidissement et la production d’ECS en kWh primaire /m²/an |
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Combustibles fossiles |
H1 |
130 |
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H2 |
110 | |
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H3 |
80 | |
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Chauffage électrique
(y compris les pompes à chaleur)
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H1 |
250 |
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H2 |
190 | |
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H3 |
130 |
3. Les solutions techniques d’application de la RT2005
En alternative à la réalisation de calculs pour vérifier la conformité à la RT2005, l’application de solutions techniques agréées par le ministre en charge de la construction permet la vérification de tout ou partie des exigences de la RT2005, dans la limite de leur domaine de validité.
ST 2007-001 : Solution technique relative au respect des exigences de confort d’été de la RT2005.
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment a développé une solution technique permettant à son applicateur de vérifier la conformité des bâtiments aux exigences de la RT2005 relatives au confort d’été des bâtiments, conformément aux conditions décrites au titre IV de l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
Cette solution technique a été agréée, le 30 novembre 2007, par arrêté du ministre en charge de la construction sous le numéro ST 2007-001.
Téléchargez la plaquette Solution technique ST 2007-001.
ST 2007-002 : Solution technique relative au respect des exigences de la RT2005 pour les maisons individuelles non climatisées
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment a développé une solution technique permettant à son applicateur de vérifier la conformité des maisons individuelles non climatisées aux exigences de la RT2005, conformément aux conditions décrites au titre IV de l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
Cette solution technique a été agréée, le 12 décembre 2007, par arrêté du ministre en charge de la construction sous le numéro ST 2007-002.
Téléchargez le texte de la solution technique ST 2007-002 (format PDF - 502.4 ko) (texte seul, en cours d’illustration)
4. Le diagnostic de performance énergétique des constructions neuves est prévu par l’article L. 134-2 du CCH
« Lors de la construction d’un bâtiment ou d’une extension de bâtiment, le maître de l’ouvrage fait établir le diagnostic mentionné à l’article L. 134-1. Il le remet au propriétaire du bâtiment au plus tard à la réception de l’immeuble. »
Le diagnostic de performance énergétique est obligatoire pour les constructions neuves et les parties nouvelles de bâtiment pour lesquelles la date de dépôt de la demande de permis de construire est postérieure au 30 juin 2007.
Le décret n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique et à l’état de l’installation intérieure de gaz dans certains bâtiments ainsi que l’arrêté du 21 septembre 2007 (J.O. du 28 décembre 2007) relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufs en France métropolitaine en définissent le contenu.
Consultez la plaquette DPE DGUHC, mars 2008, document pdf
5. L’obligation d’études de faisabilité pour les bâtiments importants (plus de 1 000 m2)
Depuis le 1er janvier 2008, le maître d’ouvrage doit réaliser, avant le dépôt du permis de construire, une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d’approvisionnement en énergie de la construction (art L.111-9 du code de la construction et de l’habitation introduit par la loi du 13 juillet 2005). Cette mesure est destinée à favoriser les recours aux énergies renouvelables et aux systèmes les plus performants. Le maître d’ouvrage aura la liberté de choisir la ou les sources d’énergie de la construction, guidé par les conclusions de cette étude qui visent notamment à montrer les bénéfices engendrés en matière de consommations d’énergie, d’émissions de gaz à effet de serre et de frais énergétiques annuels par rapport aux investissements supplémentaires éventuels. L’arrêté du 18 décembre 2007 relatif aux études de faisabilité des approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs et parties nouvelles de bâtiments et pour les rénovations de certains bâtiments existants en France métropolitaine en définit les modalités.
6. L’impact économique de la RT2005
La RT2005 étant basée sur un renforcement de la performance énergétique globale du bâtiment, les concepteurs et les maîtres d’ouvrage ont la possibilité de choisir entre plusieurs composants intervenant dans la performance thermique globale.
De plus, le travail sur la conception est mieux pris en compte dans les méthodes de calcul RT2005. Ainsi, un concepteur qui implante les ouvertures principales au sud sera de facto valorisé, ce qui n’était pas le cas dans la RT2000.
Ainsi, si le concepteur travaille en amont la conception de son bâtiment, le "surcoût" sera vraiment réduit : il sera en moyenne de l’ordre de 2%, pourcentage qu’il faut comparer aux économies d’énergie qui seront d’au moins 15% par rapport à un bâtiment construit selon la RT2000.
Les bâtiments pour lesquels les surcoûts seront vraisemblablement les plus importants, tout en restant inférieurs à 5%, sont les bâtiments pour lesquels il faudra recourir à une nouvelle technologie. Ce sera le cas par exemple pour certaines maisons individuelles qui devront être équipées, dans les départements les plus froids, de planchers rayonnants électriques ou qui devront traiter les ponts thermiques des planchers intermédiaires.
Par rapport à des constructions RT2000, les économies sur la facture énergétique sont assez disparates selon l’énergie de chauffage et la localisation.
Pour une maison individuelle de 100 m² :
- chauffée à l’électricité : économie de 120 à 210 €, pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 540 à 1230€
- chauffée au gaz : économie de 40 à 100 €, pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 370 à 800 €
Pour un logement collectif de 100 m² :
chauffé à l’électricité, économie de 60 à 140 € pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 630 à 1260 €
chauffé au gaz, économie de 60 à 120 € pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 410 à 810 €.
Pour les renforcements prévus en 2010, puis 2015, la filière devra préparer des solutions acceptables architecturalement et économiquement dans la perspective d’un renforcement de 40% en 2020, voire plus, renforcement d’ores et déjà inscrit dans la loi de programmation et d’orientation sur la politique énergétique.
7. Dès maintenant il faut préparer les étapes futures
Au-delà de ces éléments, permettant d’améliorer la performance énergétique de la construction courante et de préparer la prochaine étape réglementaire (RT 2010), les professionnels doivent préparer les solutions techniques qui permettront la réalisation de bâtiments à basse consommation. C’est pourquoi le gouvernement a mis en place un grand programme de recherche sur les économies d’énergie dans le bâtiment.
Le protocole instituant ce programme de recherche dénommé PREBAT a été signé le 25 avril 2006. Il prévoit de mobiliser des financements à hauteur de 62 millions d’euros sur 3 ans. Les recherches visent notamment à développer des solutions techniques permettant : outre la réalisation de bâtiments neufs consommant moins de 50KWh/m² et la réalisation de bâtiments à énergie positive, la rénovation banalisée de bâtiments avec une performance énergétique aussi proche que possible de celle des bâtiments neufs.
D’autres projets de recherche ont été engagés par la Fondation Bâtiment Énergie - cofinancée par le secteur privé (EDF, Gaz de France, Lafarge, Arcelor) et l’État - a lancé un appel à projets sur le thème des solutions de rénovation dans la maison individuelle existante.
Les textes réglementaires :
Décret n° 2006-592 du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des constructions (J.O du 25 mai 2006)
Décret n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique et à l’étatdel’installationintérieure de gaz dans certains bâtiments (J.O du 15 septembre 2006)
Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments (J.O du 25 mai 2006)
Présentation des textes réglementaires et de la méthode de calcul Th-C-E(document pdf 51 ko), approuvée par l’arrêté du 19 juillet 2006 (fasicule spécial n°2006-3 du BO en avril 2007)
Arrêté du 27 juillet 2006 relatif au contenu et aux conditions d’attribution du label « haute performance énergétique » (J.O du 15 août 2006)
Arrêté du 3 mai 2007 pris pour l’application de l’article R. 111-21 du code de la construction et de l’habitation relatif aux conditions à remplir pour bénéficier du dépassement de coefficient d’occupation des sols en cas de respect d’exigences de performance énergétique par un projet de construction (J.O du 15 mai 2007)
Arrêté du 3 mai 2007 relatif au contenu et aux conditions d’attribution du label « haute performance énergétique » (rectificatif) paru au JO du 8 septembre 2007, initialement paru au JO du 15 mai 2007
Décret n° 2007-363 du 19 mars 2007relatifauxétudesde faisabilité des approvisionnements en énergie, aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants et à l’affichage du diagnostic de performance énergétique (J.O du 31 mars 2007)
Arrêté du 18 décembre 2007 relatif aux études de faisabilité des approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs et parties nouvelles de bâtiments et pour les rénovations de certains bâtiments existants en France métropolitaine (J.O du 23 décembre 2007)
Arrêté du 21 septembre 2007 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufs en France métropolitaine (J.O du 28 décembre 2007)
Arrêté du 30 novembre 2007 (format PDF - 56.3 ko) relatif à l’agrément de la solution technique ST 2007-001 relative au respect des exigences de confort d’été pour l’application de la réglementation thermique 2005
Arrêté du 12 décembre 2007 relatif à l’agrément de la solution technique ST 2007-002 relative au respect des exigences de la réglementation thermique 2005 pour les maisons individuelles non climatisées (J.O du 26 décembre 2007)
(1) Il y a en France 31,6 millions de logements. Les résidences principales totalisent 26,5 millions de ces logements et représentent une surface d’environ 2,2 milliards de m². Le secteur tertiaire, quant à lui, représente environ 814 millions de m² chauffés ou climatisés.
(2) Pour apporter une quantité d’énergie à un consommateur, il faut mobiliser une quantité totale d’énergie supérieure, qui inclut les pertes (production, transformation, transport, distribution, stockage) lors de la chaîne énergétique, et qui est appelée énergie primaire. La conversion entre l’énergie utilisable par le consommateur et cette énergie primaire est différente selon que l’énergie utilisée est d’origine électrique ou combustibles fossiles. Pour disposer d’une certaine quantité d’électricité utilisable dans un logement, il faut produire au total 2,58 fois cette quantité à l’origine. La différence, soit 1,58 fois la quantité utilisable, est dissipée sous forme de pertes avant le compteur d’électricité du particulier.
Ces pertes se situent par exemple :
dans la centrale de production électrique,
dans les câbles du réseau d’acheminement et dans les transformateurs, sous forme de chaleur. On considère donc qu’il faut 2,58 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’énergie finale électrique non issue du photovoltaïque décentralisé. En ce qui concerne les énergies fossiles, ces pertes, par exemple lors de la production et du transport, sont négligées. On considère donc qu’il faut un peu plus d’1 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’énergie finale d’origine fossile. La quantité d’énergie primaire est actuellement arrondie à 1 kWh.
